Le Conseil de la Radiodiffusion et des Télécommunications Canadiennes agit à titre de tribunal administratif. Il régit entre autres les entreprises en télécommunications et en radiodiffusions en émettant des règlements et des licences de conformité afin que les droits des consommateurs soient respectés. Par exemple, il régit les frais facturés en cas de résiliation de contrat ou encore, il règlemente les tarifs ‘’de gros’’ qu’offre les grandes entreprises de câblodistribution a leur concurrence (des droits d’utilisation de leur réseau). Le CRTC travaille de pair avec le gouvernement fédéral, sans maintenir de lien de dépendance avec ce dernier. Pour simplifier, le CRTC est un peu comme la police des télécommunications.
Et en pratique, il fait quoi le Conseil ?
Qui administre le CRTC ?
Quelles sont ses limites ?
Il est important de comprendre que le CRTC n’intervient pas dans les journaux, les magazines, la qualité et le contenu des émissions de télévision et de radio, ou encore, dans les tarifs de détail de la plupart des services de communication. Ces domaines relèvent du gouvernement fédéral. Il vise spécialement les objectifs politiques au niveau de trois lois fédérales, soit la Loi sur la radiodiffusion, la Loi sur les télécommunications, ainsi que la Loi canadienne antipourriel.
Les activités du CRTC en lien avec les télécommunications
Les activités du Conseil sont vastes, mais on y retrouve principalement l’attribution (incluant les renouvellements et les modifications) des licences pour les fournisseurs de télécommunications internationales, la réglementation, notamment liée aux Règles sur les télécommunications non-sollicitées, la propriété réglementant les fusions et les acquisitions du secteur de la radiodiffusion, les tarifs et les ententes, la concurrence et finalement les informations concernant les préoccupations sur des questions de radiodiffusion et de télécommunications.
Le CRTC tient à jour une liste de fournisseurs détenant les licences requises. Cette liste est accessible aux citoyens via leur site Web. Vous pouvez ainsi, en tout temps, vérifier que votre fournisseur de services est enregistré, mais surtout autoriser à fournir ces services. Chaque année, les entreprises doivent fournir des renseignements détaillés lors d’une déclaration annuelle. Plusieurs questions que peuvent se poser les citoyens y trouveront réponses. Pour notre part, chez DCV Télécom, nous sommes enregistrés sous trois catégories :
- Revendeurs de services de télécommunications;
- Revendeurs de services Internet grande vitesse;
- Service de télécommunication internationale de base.
Sur leur site Web, il vous est également possible de consulter le rapport annuel, qui fournit une multitude d'informations sur les services offerts au Canada : moyennes de tarifs, de foyers canadiens connectés, etc. C'est également là que vous pourrez vous inscrire à la Liste Nationale des Numéros de Télécommunications Exclus (voir notre article sur le sujet). Cette inscription diminue grandement les appels de type spam sur vos appareils, et c'est gratuit !
En somme, le Conseil est là pour protéger les consommateurs canadiens de potentiels abus de la part des entreprises en télécommunications. Il vous est possible de communiquer avec eux pour porter plainte envers votre fournisseur s'il présente des irrégularités ou des abus. N'hésitez pas à les contacter pour vous aider si vous vous estimé tromper.